Chasser :

Chasser avec qui ?

 

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Pourquoi cette question ?
Tout simplement car il est très fortement recommandé de chasser avec un équipier de même niveau que soi.
En effet, la pénétration en apnée de l'élément aquatique est loin d'être sans risques.
De nombreux accidents peuvent survenir lors d'une chasse.
Syncope, piqûre d'oursin, piqûre de vive, d'anémone ou de rascasse, collision avec un bateau, mal de mer
blocage au fond à cause du matériel ou dans un trou, etc....

Pour éviter ce scénario catastrophe, la chasse en binôme est primordiale.

Attention ; une vraie chasse en binôme c'est une chasse très particulière.
Il faut être ensemble, c'est-à-dire : un sous l'eau, l'autre en surface, et jamais les deux au fond ce qui ne servirait à rien.
Je recommande pour le début, d'éviter la tendance qu'ont beaucoup de chasseurs de s'éloigner l'un de l'autre.
Pour que cela ne se produise pas, il vous suffit de ne prendre qu'un seul fusil pour deux lors de vos sorties !
Ainsi : vous êtes sûr de rester ensemble, car celui qui n'a pas le fusil, fera tout pour rester en contact
avec le chasseur afin qu'à la prochaine apnée, ce soit son tour.
Cela demande un respect de l'autre et une bonne entente ; plus vous avancerez dans cette
chasse à deux, plus vite vous pourrez prendre deux fusils.

Pensez surtout que vous avez une arme en main, et que vous ne devez absolument JAMAIS croiser votre équipier
en pointant votre arme vers lui. Vos yeux doivent absolument suivre la trajectoire de la flèche et éviter tout croisement.
Je parle en connaissance de cause pour avoir reçu la flèche d'un débutant dans le genou à l'âge de 20 ans.

 

 

 

 

 

 

 


Syncope

syncope

Plonger en apnée consiste à plonger sans matériel respiratoire tel que la bouteille ou le tuba, et ainsi à retenir sa respiration.
Les risques les plus fréquents sont la syncope et les accidents mécaniques.

La syncope peut avoir différentes causes :
- L'hyperventilation : si la ventilation est forcée, le CO2 diminue et l'O2 reste pratiquement constant. Dès lors, la syncope peut arriver avant le premier spasme dicté par le bulbe rachidien.
- L'hypercapnie : (trop de CO2) accumulation de CO2 due à des apnées successives sans temps de repos.
- L'hydrocution : un repas lourd et une exposition au soleil donnent d'un côté : l'intestin qui a besoin de sang pour la digestion, et de l'autre une vasodilatation cutanée qui demande aussi du sang ( augmentation du volume des vaisseaux de la peau) .
Un contact brusque avec l'eau froide déclenche un réflexe de frisson avec une demande immédiate de sang dans les muscles. L'organisme ne sachant pas répondre à tous ces besoins : la pression sanguine chute, le cerveau n'est plus assez irrigué et vient la syncope.
- L'hypoglycémie (manque de sucre)
- L'hypoxie (manque de O2)
- La bradycardie (diminution du rythme cardiaque)
Un matériel inadapté, un choc, des malaises, l'alcool, les douleurs, peuvent aussi être la cause d'une syncope. Ces signes précurseurs sont l'inactivité, l'expiration, les tremblements, la lenteur.
La noyade fait aussi partie des risques de l'apnée, mais n'arrive que si la syncope n'est pas pressentie ou mal gérée. C'est une asphyxie causée par un liquide dans les voies respiratoires.
On peut expliquer schématiquement la noyade par inondation pulmonaire en 3 phases successives.
1) phase d'apnée réflexe : l'entrée d'eau provoque un arrêt de la respiration suivi d'une syncope.
2) phase de reprise automatique de la respiration : le CO2 augmentant, le bulbe rachidien va déclencher une respiration, d'où résultera une inondation des poumons suivie d'une asphyxie.
3) phase de collapsus : l'arrêt respiratoire est complet, le manque d'O2 dans les tissus se fait sentir et l'arrêt cardiaque s'ensuit après quelques minutes.

Le rendez-vous syncopal des sept mètres

Un nom bizarre pour un accident spécifique à l'apnée. Son mécanisme fait qu'il ne touche pas que les débutants. En gros, il menace tous ceux qui aiment pousser leurs limites un peu trop loin. Voici donc le mécanisme de la syncope qui guette l'apnéiste lors de la remontée d'une apnée profonde : 

Après avoir pris une bonne inspiration en surface, l'apnéiste entame sa descente. La pression ambiante est communiquée à toutes les parties du corps. La pression de l'air dans les poumons augmente donc avec la profondeur (elle est transmise par l'élasticité de la cage thoracique). L'oxygène de l'air des poumons va se diffuser plus rapidement dans le sang, donnant ainsi une impression de bien-être au plongeur, l'impression de pouvoir "tenir" longtemps !

Pendant la remontée, le taux d'oxygène dans le sang va chuter brutalement car la pression diminue et le corps continue à consommer de l'oxygène. Entre 10 et 5 mètres avant la surface, le phénomène s'accélère car la pression diminue d'autant plus vite qu'on se rapproche de la surface. On se retrouve dans la situation où le corps a un intense besoin en oxygène au moment précis ou celui-ci se fait le plus rare ! Le premier organe à réagir sera le cerveau : le manque d'oxygène provoque une syncope.

Une hyperventilation excessive est bien sûr un facteur très aggravant. La position de l'apnéiste pendant la remontée peut aussi favoriser la syncope : on remonte souvent en levant la tête vers la surface, ce qui a pour effet de comprimer les carotides (artères qui alimentent le cerveau) et gêner le passage du sang.
Pour éviter cet accident il faut entamer la remontée avant de ressentir le besoin de respirer. La quasi-euphorie communiquée par l'important flux d'oxygène dans le sang doit aussi être perçue comme une mise en garde !

Un autre choix ?

 

 

 

 

 

 

 

La Piqûre d'oursin

Elle est le plus souvent, associée à la persistance des corps étrangers que sont les épines après avoir pénétré la peau humaine, parfois protégée par des gants ou une combinaison néoprène, elles cassent et laissent leurs extrémités dans les tissus sous-cutanés.

La pénétration est généralement ressentie comme très douloureuse, plus que ne le ferait un objet de même taille; le revêtement protéique muqueux recouvrant l'épine calcaire en serait responsable, par une inflammation locale sévère; mais certaines pénétrations passent totalement inaperçues pour la même espèce, suggérant déjà, donc, une sensibilité individuelle.

Une infection associée est possible par l'eau du milieu ou les manoeuvres d'extraction.

Ces épines, surtout si elles sont de grandes tailles, peuvent entraîner une gêne mécanique lors de la pression des parties molles ;
les parties du corps les plus souvent citées dans la littérature sont le pied, la main et le genou.

Leur caractère friable rend le geste délicat :

  • Le plus souvent, la méthode est l'extraction : en grattant la couche cornée, apparaît la base de l'épine qui est extirpée précautionneusement dans l'axe ; d'autres méthodes sont plus empiriques : application de Microlax sous cellophane, cire de bougie.

  • Par écrasement en pressurisant les parties molles : méthode des autochtones de l'Océan Pacifique depuis 1705, qui utilisaient une pierre et y ajoutaient l'application d'urines fraîches...
    Cette méthode est sensée favoriser l'absorption de la partie calcaire de l'épine, constituée pour 94 % de corps minéral, donc métabolisable par l'organisme ; elle a l'avantage certain d'améliorer la tolérance mécanique du corps étranger et l'inconvénient de laisser les 6 % de corps organique, à l'origine probable de la pathologie.

Bon courage

Un autre choix ?

 

 

 

 

 

 

La Piqûre de vive

La Vive est un poisson de petite taille qui vit principalement dans les mers tempérées et qui est très redouté en raison des piqûres douloureuses qu'il inflige. Sur nos côtes c'est la catégorie des Vives vipères que l'on rencontre le plus souvent.

Ces poissons passent beaucoup de temps enfouis dans le sable dans les eaux peu profondes. Quand ils se sentent menacés, ils dressent les aiguillons venimeux qui se trouvent sur leur dos et leur tête et injectent à leur victime un venin très puissant. (Les accidents se produisent généralement quand une personne pose par mégarde son pied sur l'animal)

Dans la majorité des cas ces piqûres ne sont pas fatales, mais parfois elles provoquent une syncope qui peut entraîner la noyade du sujet piqué.

Le sujet piqué ressent tout d'abord une douleur extrêmement vive, puis une sensation de brûlure qui s'étend dans le membre atteint (accompagnée éventuellement de fourmillements, de picotements et d'un engourdissement de ce membre).
La peau autour de la piqûre devient rouge et enflée.

Sortez le sujet de l'eau et allongez le.

Placez le membre touché en position surélevée par rapport au reste du corps du sujet.

Enlevez de la plaie les éventuels débris qui pourraient s'y trouver.

Appliquez le plus tôt possible une source de chaleur  sur la plaie ou à proximité immédiate de celle-ci en évitant de brûler la victime (le venin est détruit par une chaleur supérieure à 56°C) :

Approchez de la plaie le bout incandescent d'une cigarette (en évitant de brûler la victime ) et laissez le, en place pendant environ 10 minutes.

Si vous ne disposez pas de cigarettes mais si vous pouvez vous procurer de l'eau chaude, faites tremper le membre atteint dans de l'eau très chaude pendant au moins 20 minutes (faites attention à ne pas ébouillanter le sujet)

Conduisez systématiquement la victime au centre de soins le plus proche.

N'incisez jamais la plaie et ne cherchez pas à la faire saigner.
Ne sucez pas la blessure pour aspirer le venin.
Ne posez pas de garrot sur le membre atteint.

Attention ! les conseils ci-dessus ne remplacent pas une formation au secourisme dispensée
par un organisme agréé ou une association habilitée (Croix Rouge, Protection Civile,...).
Seule une telle formation vous permettra de pratiquer le secourisme avec un maximum d'efficacité et de sécurité

Un autre choix ?

 

 

 

 

 

 

La Piqûre de rascasse ou chapon

La piqûre par rascasse reste rare et arrive plutôt lors de parties de pêche et de chasse lors de sa manipulation.
Il faut noter que la rascasse survit très longtemps hors de l'eau,
Evitez de vous amuser avec votre pêche même plusieurs heures après sa capture. En effet, son système de défense reste opérationnel !
Par quel moyen nous pique-t-elle ?
La rascasse est pourvue d'une glande à venin (comme la vive) à la base de son épine dorsale (nageoire sur le dos : voir les photos ci-jointes), la pression sur cette épine libère le venin... La suite on la connait !

SYMPTOMES
Dans la plupart des cas, souvenez-vous bien que la piqûre de rascasse reste bénigne; en effet, on observe le plus souvent une petite réaction locale (oedème localisé pouvant s'étendre légèrement), accompagnée d'une douleur intense (l'intensité variant avec la dose de venin injectée).
Cependant, des signes généraux peuvent survenir : nausées,vomissements, voire hypotension.

CONDUITE A TENIR
Le venin étant thermolabile, on peut ainsi le détruire par l'application d'une source de chaleur au point de la piqûre(ex :
briquet, allumettes,...).
Il faut ensuite extraire l'aiguillon de la plaie puis désinfecter.
Si les signes cliniques s'intensifient (oedème très extensif), consultez un médecin.

Un autre choix ?

 

 

 

 

 

 

 

 

La collision avec les bateaux

La collision avec les bateaux est la deuxième cause de décès en chasse sous marine. Il est donc impératif de chasser accompagné d'une bouée réglementaire avec le pavillon de plongée.

Voir l'action du DAN Europe pour la prévention des accidents dus aux hélices !

N'oubliez donc pas votre bouée

Un autre choix ?

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