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LA COMBINAISON d'aprés SUBEVASION
Trucs et astuces

Le sur-mesure d'aprés monique de subevasion
Comment ce fabrique une combinaison

Historique

A la fin des années 80, Monique est embauchée comme couturière dans l’atelier d’un magasin de plongée et chasse sous-marine, situé dans le centre ville de Marseille, SPORAMIC. Anciennement employée chez SPORASUB, où elle avait fait ses classes avant de prendre un peu de temps pour sa vie de famille, elle revient en force et son expérience et son caractère en font rapidement le pilier de la petite structure, au moment où elle y fait la rencontre de Janot, qui vient de lâcher ses études de commerce pour commencer à gagner sa vie et être enfin indépendant. Il se fait embaucher comme colleur, à la pièce et à domicile.

Très vite leur complicité se transforme en un rêve de création et le projet commence à mûrir discrètement dans leurs têtes. Ensemble ils travaillent dur pour augmenter la productivité de l’atelier et les résultats sont impressionnants mais ils sont en concurrence avec la main d’œuvre peu chère à l’étranger. Début 90 la décision est prise, l’atelier ferme.

Et là tout s’enchaîne, Monique et Janot voient là une opportunité qu’il faut saisir à tout prix. Discussions et négociations avec l’employeur débouche sur ce compromis : Prêt de machines et petit carnet de commandes contre démissions et priorité de clientèle, pour la fabrication en sous-traitance des combinaisons IMERSION.

Quelle aubaine, un très grand merci à M. Pierre Bufa qui a été très influent dans les prises de décisions. Une Sarl est créée et SUB EVASION voit le jour en juillet 1990 tout près d’Aubagne. La concurrence étrangère et le besoin d’indépendance obligent SUB EVASION à acquérir ses propres machines pour laisser tomber l’accord d’exclusivité d’origine.

En 91 commence une longue succession de grandes enseignes, d’abord BEUCHAT, CAVALLERO pour leurs combinaisons de plongée et chasse, plus tard DECATHLON pour des combis de plongée, de surf, pour des articles néoprène pour le vélo, ensuite MOBBY DICK pour des combis et articles pour le kayak. Monique apprend à couper, Janot apprend à coudre, ils apprennent à acheter, à négocier des gros contrats, à gérer du personnel.

Le volume de production ne cesse de croître (de 2000 combis par ans ils passent à 4500) et il faut passer à la vitesse supérieure, il leur faut de la place, de l’embauche (ils sont alors 7 personnes à travailler à l’atelier).

En 92 SUB EVASION déménage et revient à Marseille.

Parallèlement se développe un service au particulier. Tout d’abord très local, ils rendent service aux amis les plus proches pour ne pas gêner la production des grosses séries. Mais les amis des amis deviennent des amis et les cousins du copain de la sœur de l’ami de….viennent aussi se dépanner chez SUBEVASION en combis sur mesures, et comme à Marseille tout le monde se connaît, il faut très vite prendre la chose au sérieux pour en faire une vraie activité.

SUBEVASION trouve sa vocation mais la conjoncture l’oblige à garder les grosses productions et même trouver d’autres gros marchés.

L’entreprise avance petit à petit et se fait sa place, de nombreuses marques font fabriquer chez elle, parfois juste pour voir et parfois très discrètement, et SUBEVASION semble devenir un passage obligé. Particuliers, détaillants, fabricants, tous reçoivent les meilleurs accueils et repartent avec le sourire.

En 96, alors qu’ils produisent déjà quelques 6000 combis par ans, SPORASUB, qui vient de perdre un fournisseur en Turquie, leurs demande 8500 combis pour leur compte. Sans réfléchir trop longtemps, peut-être par bon cœur ou par goût de l’aventure, ils acceptent le partenariat. Nouveau déménagement et nouvelle session d’embauches, ils se retrouvent dans les locaux qu’ils occupent aujourd’hui et SUBEVASION devient une grosse usine qui grossit encore jusqu’en 2000, où ils sont 18 personnes à produire près de 20000 combi. Bien sûr les affaires sont bonnes mais c’est trop gros et les prises de têtes, les maux d’estomacs, les insomnies deviennent la routine de nos deux apprentis- patrons, sans compter les heures passées en soirée ou week-end au travail. Ils ont conscience qu’il faut lever le pied et encore une fois c’est la main d’œuvre peu chère à l’étranger qui pèse dans l’évolution des choses. Ils honorent alors leurs contrats jusqu’à la fin et progressivement laissent le travail à la Chine, aux pays de l’est, afin de se concentrer sur ce qu’ils préfèrent faire depuis un petit moment, le sur mesure, le service après-vente, à une échelle plus humaine. Cela ne se fait pas sans mal, et leurs plus mauvaises expériences sont les vagues de licenciements qu’ils doivent faire.

Ils sont actuellement 3, 4 ou 5 selon le volume de travail pour produire moins de 3000 combis, très peu de série, beaucoup de sur mesures et ils prennent le temps d’écouter, de comprendre, de proposer des solutions. Toujours dans le même esprit d’ouverture aux autres, ils font aujourd’hui des sacs, des bâches pour les bateaux, du skaï pour les fauteuils, des harnais.

En fait, c’est souvent qu’un client leur demande :

« Avec vos machines, vous pourriez pas me faire ça par hasard ? »

Ça ne gène pas trop et ça change un peu du train train.

Il y a deux ans ils passent par Internet pour voir ce qu’il en est et comprennent qu’il faut absolument prendre ce Tgv en route car ils semblent être les seuls au monde à ne pas y être.

Ils ont bien des clients en Corse ou en Bretagne et aux quatre coins de la France, mais personne ne les connaît sur internet.

Leur petit site de présentation fait un tabac et plus tard, leur rencontre avec www.passionchasse.com vient confirmer leur succès, SUBEVASION devient alors une marque connue.

SUB EVASION MARSEILLE
141 avenue de la Viste
13015 Marseille
Tél/fax 04 91 60 26 34

Un autre équipement ?